Nostalgie

Breaking Bad a 10 ans!

Par Christian Letendre. Il y a 1 an

5 raisons qui ont fait de Breaking Bad une série d’exception

Il y a dix ans, soit le 20 janvier 2008, des télévores de partout à travers le monde rencontraient pour la première fois Walter White, cet enseignant de chimie qui apprend qu’il a le cancer et qui décide de commencer à produire du cyrstal meth pour assurer l’avenir de sa famille.

 

Cinq saisons et 62 épisodes plus tard, Breaking Bad est devenue culte; captivant autant les critiques que les fans. Au total, la série a remporté 16 Emmy Awards. TV Guide l’a placée au 9e rang des meilleures séries de tous les temps, alors que Rolling Stone la classe même 3e.

 

Comment expliquer ce succès retentissant ? Qu’est-ce qui rendait cette série si captivante ? On a tenté d’expliquer le phénomène à notre manière. Voici cinq raisons qui ont fait de Breaking Bad une série d’exception.

 

Les personnages

C’est assez simple : tous les personnages sont bons ! Qu’ils soient des personnages principaux ou secondaires, qu’on les voit souvent ou pour seulement une scène, chacun a sa pertinence et son rôle à jouer dans l’histoire.

 

Bien sûr, tout part de Walt et Jesse, mais on pense aussi à Hank et son obsession pour les roches (les minéraux, pardon), Marie et ses 50 nuances de mauve, Skyler la résiliente et Walt Jr. qui déjeune tout le temps, Saul Goodman l’avocat véreux, Mike le bras droit laconique, Combo, Badger et Skinny Pete les petits dealers, Gus Fring le roi du poulet, Hector Salamanca et sa clochette, les jumeaux à la hache étincelante…

 

Évidemment, il faut aussi rendre hommage aux acteurs de grand talent qui les ont incarnés. D’ailleurs, Bryan Cranston, Aaron Paul et Anna Gunn totalisent à eux seuls neuf Emmy Awards pour leurs performances dans la série.

 

La facture visuelle

Quand on pense à Breaking Bad, on pense inévitablement au Nouveau-Mexique. L’état du Sud des États-Unis a donné une couleur (et une chaleur sèche) distincte à la série avec ses paysages poussiéreux et désertiques.

 

Les tournages réalisés en 35 mm ont également contribué à donner une qualité cinématographique à la série, relevant la barre pour tout ce qui allait venir après.

 

Breaking Bad, c’est aussi des bijoux de prises de vue. Les réalisateurs se sont souvent amusés à placer les caméras à des endroits inusités pour donner au spectateur un point de vue inhabituel, souvent dans un montage accompagné de musique judicieusement choisie.

 

L’écriture

On lève aussi notre chapeau à l’équipe d’auteurs de Breaking Bad pour nous avoir fait autant embarquer dans cette histoire absurde et abracadabrante. Ils ont transformé un bon gars en ignoble méchant, et pourtant, malgré l’atrocité de ses actions, on prenait encore pour Walt.

 

Pas facile, non plus, de rendre crédible cette relation improbable entre un prof de chimie cinquantenaire rangé et son ancien élève à l’hygiène de vie douteuse.

 

Mais surtout, les auteurs ont fait le pari de faire confiance aux téléspectateurs en construisant un récit riche et complexe qui ne donne pas les réponses toutes cuites dans le bec. Ils ont exploité la lenteur, les silences et les zones grises, réussissant à faire en sorte que la série nous restait longtemps dans la tête après avoir regardé des épisodes.

 

Les fans

Une autre raison pour laquelle on aimait tant Breaking Bad, c’est aussi les fans zélés qui y allaient de théories, d’analyses et de montages loufoques presque quotidiennement sur le web.

 

On pense entre autres à celui qui a analysé les personnages en fonction de la couleur de leurs vêtements, faisant des liens entre celle-ci et l’évolution des arcs narratifs de chacun.

 

Il y a aussi ceux qui ont pris la mort de Walt tellement au sérieux qu’ils ont fait paraître une notice nécrologique dans le journal local d’Albuquerque et lui ont organisé des funérailles (avec un VR dans la procession funèbre).

 

Ou encore ceux qui allaient un peu trop loin en se rendant à la maison qui a servi de domicile à la famille de Walter White pour lancer des pizzas sur son toit, comme Walt l’avait fait dans la série.

 

Mention spéciale à tous les fans qui ont émis des théories alternatives sur la fin de la série, particulièrement à ceux qui sont convaincus que toute cette histoire n’était qu’un rêve de Hal, le père de Malcolm in the Middle, également incarné par Bryan Cranston.

 

Better Call Saul

Si Breaking Bad n’avait jamais existé, on n’aurait pas non plus eu droit à Better Call Saul, dont les trois saisons ont régulièrement fait partie des palmarès de fin d’années des critiques télé.

 

La série, qui se déroule avant les événements de Breaking Bad, explore comment Saul Goodman (autrefois Jimmy McGill) est devenu le personnage que l’on connaît.

 

Les créateurs – ce sont les mêmes pour les deux séries – ont d’ailleurs utilisé des ingrédients similaires pour arriver à cette nouvelle réussite : le Nouveau-Mexique, des images léchées, un rythme lent, une écriture minutieuse et des personnages nuancés et complexes.

 

Certains visages familiers ont d’ailleurs commencé à apparaître lors de la saison 3 de Better Call Saul. On a bien hâte de voir ce qui attend Jimmy McGill dans la saison 4, et comment il s’approchera encore un peu plus de sa transformation en Saul Goodman.

 

Bonus : la Pontiac Aztec

On s’en serait voulu de passer sous silence le personnage le plus important de Breaking Bad, celui qui a littéralement transporté Walter White pendant toute la série et qui a volé le show à chacune de ses scènes : la Pontiac Aztec !

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