C'est juste du Web

Girl power et balle molle : la websérie estivale à découvrir

Par Catherine J. Lalonde. Il y a 3 ans

Les Princes arrivent sur le web

La websérie Les Princes c'est une histoire de filles qui jouent à la balle molle dans une ligue amateure, mais c'est surtout le récit d'une amitié entre femmes. En regardant cette série sur le site web de Moi&Cie, impossible de ne pas les trouver inspirantes et de ne pas avoir envie de créer une équipe, un projet, un mouvement.

La réalisatrice de la websérie Maude Sabbagh (Un souper presque parfaitOpération séductionCode F., Face à la rue, URBANIA) fait elle-même partie de l'équipe. En plus de jouer, elle raconte en huit courts épisodes les grands moments de l'été 2016 vécus par l'équipe des Princes.

C'est juste du Web lui a posé quelques questions. 

 

(Bande-annonce : Les Princes, Moi&Cie) 

 

C’est une websérie sur le balle molle. Mais c’est aussi beaucoup plus que ça. Qu’est-ce que tu as voulu exprimer avec la série Les Princes?

C’est un prétexte pour parler d’un rassemblement de filles qui fait du bien. C’est avant tout sur l’empowerment.

Au départ, c’est le projet de Léa, la fondatrice des Princes, qui était en peine d’amour et qui cherchait un projet pour son été. Elle a décidé de réunir 25 filles qui ne savaient pas jouer à la balle molle pour créer une équipe et s’amuser. Comme c’est devenu un projet super le fun et contagieux, j’ai voulu mettre ça en images. 

Le message de la websérie c’est surtout qu’il n’y a pas d’âge pour se sentir belles et fortes entre femmes. Ça donne une force d’être ensemble; peu importe notre back-ground, sur le terrain on est toutes sur le même pied d’égalité. On apprend le sport et on a un projet. C’est donc l’histoire de filles inspirantes qui se sont lancées un challenge. Et dans la série on voit les moments forts : la genèse, les deux tournois caritatifs organisés par l'équipe, notre premier party, notre sortie au chalet, notre gala à la fin de la saison.

 

Tu fais partie de l’équipe. En voyant quelle scène tu t’es dit, avec ton œil de réalisatrice : «Wow, on devrait faire une série avec ça!»?

Ce n'est pas tant une scène qu’un feeling : ce que ça m’apportait à moi comme fille de 29 ans. Dans ma vie, le travail prend une place énorme. L’équipe me permettait de décrocher. C’était tellement un sentiment feel-good que j’ai cru qu’il y avait une série à faire là-dessus. Je voyais aussi l’impact que l'équipe avait sur les réseaux sociaux. J’ai donc appelé une équipe de tournage et on a fait un pilote d'émission. Une série sur le girl power, c’est dans l’ère du temps. Le timing était parfait. Mon regard de réalisatrice, c’est l'une des leurs qui porte un regard sur sa gang de filles.

 

(Photo : Les Princes / Moi&Cie)

 

Comment transforme-t-on ses amies en personnages de webséries?

C’est vraiment tough. Si ça avait été une série télé, j’aurais fait un casting. Je ne suis plutôt allée chercher les filles qui m’avaient touchée et qui ont grandi cet été-là. Mais c’est dur parce que c’est près de moi. Je veux que mes amies soient belles et paraissent bien, qu’elles soient à l’aise et qu’elles soient fières.

 

Est-ce que nos vies sont rendues des téléréalités, selon toi? Toujours selon ton œil de réalisatrice, quand est-ce que les stories Instagram et Snapchat ne suffisent plus et que ça vaut la peine de faire une série?

C’est vrai qu’on n’est pas si loin de l’auto-documentation, mais là où ça se démarque, c’est qu’il y a quand même un certain recul. Je pense que j’offre un regard extérieur. Et qu’il y a un fil conducteur dans l’histoire, du début jusqu’à la fin. J’avais le souci que les filles s’épanouissent pendant l’été et que ça se voit dans la websérie. 

 

(Photo : Les Princes, Facebook, Cindy Boyce- Photographe) 

 

Pour regarder la websérie Les Princes, rendez-vous à cette adresse

 

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